Le rapport sur la durée de vie des centrales nucléaires et les nouveaux types de réacteurs publié en 2013 par l’Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques met en évidence la faiblesse du facteur de charge Kp des centrales françaises en comparaison de celui des centrales étrangères (en 2002 : 75 % contre 83 %) du fait du suivi de charge : les exploitants étrangers utilisent leurs réacteurs en base afin d'en maximiser la rentabilité, alors qu'en France EDF adapte en temps réel la puissance fournie par ses réacteurs en fonction de la demande, d'où un coefficient d'utilisation Ku très inférieur à 100 %. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Ce nouveau réacteur, dont la puissance unitaire devait initialement s'élever à 1 450 MWe, se différencie des modèles précédents par l'introduction des avancées technologiques les plus récentes, notamment en matière de sûreté. La Belgique a réalisé en effet le premier REP en Europe, BR-3, d’une puissance modeste de 11 MW[B 2]. Un accord de coopération entre Framatome et Siemens est signé le 13 avril 1989 et une compagnie commune est créée. Ils ont été mis en service en 2000 et 2002. Crédit : PATRICK HERTZOG / AFP. La date de mise en service industriel ou commercial est postérieure au premier couplage et correspond à une régularité industrielle de fonctionnement atteinte après une période de mise au point. Les travaux avancèrent rapidement et au 1er mars 1975, 10 000 documents avaient déjà été transmis par General Electric, plus de 200 missions avaient été effectuées aux États-Unis par des techniciens en formation et 388 personnes de la CGE travaillaient à temps plein sur le projet[19]. Des études d’ingénierie sont engagées en 1995 et l’avant-projet détaillé est proposé en octobre 1997 aux autorités de sûreté française et allemande[29]. Le début du démantèlement des réacteurs de Phénix (Marcoule) et de Fessenheim nécessite au préalable le déchargement des cœurs des réacteurs et le traitement du sodium pour Phénix[1],[2]. EDF décide alors de remplacer les trois générateurs de vapeur de la centrale de Dampierre en 1990[E 5]. Le bilan est présenté le 24 septembre 2010. Les deux autres G2 en 1958 et G3 en 1959 sont plus puissants et vont constituer la tête de série de la filière[A 2]. Mais, en juillet 2009, EDF annonce officiellement que le projet accuse un retard de deux ans, et que le chantier ne se terminera qu’en 2014. Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Sur les 56 réacteurs du parc EDF, il n’est pas exclu que certains réacteurs ne puissent pas être prolongés au-delà de 40 ans à un coût économique acceptable (fonction des travaux d'une part requis pour respecter les demandes réglementaires et d'autre part nécessaires pour garantir un niveau de production suffisant)[88]. Il a été définitivement adopté par les députés, mercredi 22 juillet au soir (...) la puissance totale du parc électronucléaire est plafonnée à son niveau actuel de 63,2. Sur le plan international, la France participe aux discussions engagées en 1991 visant à définir des obligations internationales contraignantes concernant la sûreté nucléaire. Le 21 janvier 2020, dans ce cadre, « EDF propose au gouvernement d'étudier la mise à l'arrêt de paires de réacteurs à Blayais, Bugey, Chinon, Cruas, Dampierre, Gravelines et Tricastin » d'ici 2035[60]. La plus ancienne centrale nucléaire française a vu passer six présidents de la République. Toutefois, indépendamment du réexamen de sûreté, la durée d'exploitation peut aussi être réduite par décision politique, comme l'arrêt définitif de Creys-Malville, la décision de sortie du nucléaire de l'Allemagne ou, comme la mise à l’arrêt de la centrale nucléaire de Fessenheim (en application de la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte)[89]. Une des principales différences avec les REP 900, outre la puissance accrue, est la double enceinte de confinement du bâtiment qui abrite le cœur. C’est pourquoi une attention particulière leur est accordée, bien qu’elle ne soit exclusive d’une surveillance précise du vieillissement de l’ensemble des composants d’une centrale. Celui réalisé à l'occasion de leur 30 ans (troisième visite décennale) a commencé en 2009 avec le réacteur R1 de Tricastin, après 6 ans d’études générales et spécifiques portant notamment sur les accidents graves, le confinement, l’incendie, les risques d’explosion et l’utilisation des études probabilistes de sûreté[D 5]. Les programmes engagés sont menés à leur terme, mais aucune construction nouvelle de tranche de centrale n’est entreprise après l'accident de Tchernobyl. Le 4 août 1975, EDF annule cette commande, par suite de la forte augmentation du devis, et décide de ne retenir qu’une seule filière, celle des réacteurs à eau pressurisée. La prolongation de l’exploitation de chaque réacteur est quant à elle donnée individuellement. La centrale nucléaire française de Fessenheim mise à l'arrêt. Les générateurs de vapeurs suscitent des inquiétudes dès le début des années 1980 avec l’apparition de nombreuses fissures dues principalement à la défaillance d’un des alliages à base de nickel utilisés pour la fabrication de ces tubes, l’Inconel 600, sensible à la corrosion sous contrainte[D 2]. Il s’agit d’abord d’identifier le séisme maximum historique vraisemblable (SMHV), à partir de la base historique de connaissances des séismes en France qui s’étend sur plus de mille ans, mais aussi en prenant en compte les paléoséismes qui ont pu être découverts à partir de traces géologiques. EDF exploite 57 réacteurs à eau pressurisée d'une puissance totale de 63000 MW répartis sur 19 sites. Le contrat-programme CP2, lancé en 1976, comprend dix tranches : Chinon B1, B2, B3, B4 (Indre-et-Loire) ; Cruas 1, 2, 3, et 4 (Ardèche) ; Saint-Laurent-des-Eaux B1 et B2 (Loir-et-Cher) [20]. Ces événements créent des frictions entre le Service Central de Sûreté des Installations Nucléaires (SCSIN), l’autorité de contrôle de l’époque, et EDF, le SCSIN estimant que l’opérateur n’est pas assez rapide dans la fourniture de réponse adaptées aux problèmes[E 4]. Si des améliorations potentielles sont détectées, elles peuvent être mises en œuvre à l’occasion des arrêts des réacteurs pour visite décennale[D 4]. L'extinction du premier réacteur de Fessenheim, samedi 22 février, marque une première étape dans le processus d'arrêt total de la doyenne des centrales nucléaires françaises. Il s’agit d’un échec cuisant pour la CGE qui se retire dès lors de la filière nucléaire mais obtient toutefois une compensation de taille : la place d’Alsthom au centre de l’industrie nucléaire française. Le palier P4 est constitué des réacteurs de Flamanville (2), Paluel (4) et Saint-Alban (2)[21]. Leur production nette en 2018 a été de 393,2 TWh, soit 71,7 % de la production d’électricité du pays (548,6 TWh)[49] ; ce nombre de réacteurs représente 12,7 % du total mondial. (...) The most plausible alternative explanation is that improved surveillance of cancer near the TMI plant led to the observed increase. Le 4 février 1974, EDF notifie officiellement à la CGE la commande de huit réacteurs, dont deux fermes (Saint-Laurent-des-Eaux 3) et six en option. Le marché total s’élève à 3,5 milliards de francs (hors taxes) et la redevance due à General Electric à 2,5 % de ce montant, soit 87,5 millions de francs. La catastrophe de Tchernobyl, qui se produit le 26 avril 1986, marque un tournant dans l'évolution du nucléaire. Les deux arguments invoqués sont d’une part la taille compacte des REP et l’assise technique et financière des sociétés américaines[B 3]. Ces objectifs pourraient être l’augmentation de la disponibilité du réacteur et la diminution de la durée des, « EDF propose au gouvernement d'étudier la mise à l'arrêt de paires de réacteurs à Blayais, Bugey, Chinon, Cruas, Dampierre, Gravelines et Tricastin ». La paroi interne a une épaisseur de 1,20 m et la paroi externe 0,55 m[63]. Le 1er juin 2019, le réacteur Tricastin 1 est le premier des 58 réacteurs d'EDF à engager les travaux qui lui permettront de prolonger son exploitation de quarante à cinquante ans et d'intégrer des améliorations de sûreté introduites par l'EPR. C’est ainsi que le 4 novembre 2010 le réacteur 1 de la centrale nucléaire du Tricastin a été déclaré, à l’issue de sa troisième visite décennale, apte à être exploité pour une période allant jusqu’à 40 ans[69]. Depuis 2011, du risque zéro, nous sommes passés au risque calculé. Production d'électricité d'origine nucléaire Avec 407.4 TWh produits en 2012, la France est le deuxième producteur d'électricité d'origine nucléaire au monde derrière les États-Unis. La construction et l’exploitation du nucléaire en France. L'ASN a demandé à l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) d'analyser ce programme et de proposer si nécessaire des compléments ; l'IRSN a présenté ses conclusions fin 2012, estimant que les dispositions d'EDF « devaient être complétées afin de limiter significativement, en cas d’accident de perte totale et durable des sources électriques ou de la source froide, les conséquences pour l’environnement. Cette pratique, déjà mise en œuvre par l’exploitant, est devenue obligatoire avec l’article 29 de la loi TSN 2006[F 3]. L’évaluation complémentaire de sûreté est un réexamen de sûreté ciblé sur les problématiques soulevées par l'accident nucléaire de Fukushima, à savoir la résistance de l'installation nucléaire à des phénomènes naturels extrêmes mettant à l’épreuve les fonctions de sûreté des installations et conduisant à un accident grave. Les réacteurs de la centrale du Bugey mis en service en 1979 sont les plus anciens en service (41 ans). Chaque réacteur nucléaire dispose d’une salle de commande. Après quarante ans d'existence, la centrale du Bugey, située à l'est de Lyon, représente encore 2 000 emplois et 7% de la production nucléaire nationale. Le directeur général de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) relativise la portée du rapport de Greenpeace France sur la sécurité des centrales nucléaires françaises, qui selon lui n’apporte rien de nouveau à la réflexion sur le renforcement de la sécurité des installations nucléaires[79]. Cet audit portera sur les risques d’inondation, de séisme, de perte des alimentations électriques et de perte du système de refroidissement ainsi que sur la gestion opérationnelle des situations accidentelles. Ceci a conduit EDF à accélérer le remplacement des générateurs de vapeur des douze réacteurs de 900 MWe encore équipés de faisceaux tubulaires en Inconel 600 MA[D 3]. Cette entreprise est le plus important producteur mondial d’électricité nucléaire. »[44]. Il s’agit d’un organe éminemment sensible et un des points faibles dans une centrale nucléaire. La centrale nucléaire de Cattenom, dans l'est de la France, le 17 octobre 2017. Celui-ci traduit le taux de production effective d’électricité des centrales[C 1]. Les cinquante-six réacteurs à eau pressurisée (REP) électrogènes en service en France ont tous été construits par Framatome. Le palier P’4 est constitué des réacteurs de Belleville (2), Cattenom (4), Golfech (2), Nogent (2) et Penly (2). Suivront ensuite les réacteurs de Flamanville en 2017 et 2018, les autres étant programmés entre la VD3 et la VD4[F 2]. Du fait de la forte différence de pression entre le primaire (155 bars) et le secondaire (90 bars), la conséquence immédiate serait une augmentation de pression dans le secondaire et une fuite d'eau primaire contaminée de plusieurs dizaines de kilogrammes par seconde vers le secondaire. Elle comprend trois parties : l’examen de conformité au vu du référentiel de sûreté, la réévaluation de sûreté qui vise à apprécier cette sûreté et à l’améliorer au vu de différents retours d’expérience et enfin la remise d’un rapport conformément au décret du 2 novembre 2007 modifié. Réacteurs nucléaires électrogènes Réacteurs arrêtés définitivement. Le parc des 56 réacteurs en exploitation se répartit en[61] : Un réacteur, dit de génération III, de type réacteur à eau pressurisée (REP) et baptisé réacteur pressurisé européen (EPR, European Pressurized Reactor), est en construction à côté des deux réacteurs existants de la centrale nucléaire de Flamanville (Manche). Fort de ces avancées, mais aussi au vu des progrès réalisés par la recherche américaine dans ce domaine et après les explosions de Hiroshima et Nagasaki les 6 et 9 août 1945, le général de Gaulle crée le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) le 18 octobre 1945. L'accident nucléaire de Fukushima relance les interrogations sur le nucléaire. Le contrat-programme CP1, engagé en 1974, comprend 18 tranches de 900 MWe : Blayais 1, 2, 3, et 4 (Gironde) ; Dampierre 1, 2, 3 et 4 (Loiret) ; Gravelines B1, B2, B3, B4, C5 et C6 (Nord) et Tricastin 1, 2, 3 et 4 (Drôme). Lors de leur conception, la durée d’exploitation initiale prévue des centrales REP françaises était de 40 ans. Le 12 octobre 2017, des militants de Greenpeace se sont introduits sur le site de la centrale nucléaire de Cattenom et y ont lancé un feu d'artifice à proximité de la piscine d'entreposage du combustible usagé, dans le but de démontrer le besoin, selon eux, de renforcer la sécurité de ces piscines[80],[81]. Deux sociétés vont alors s’affronter pour exploiter les licences américaines : Framatome (société franco-américaine de constructions atomiques) créée spécialement, exploitant le brevet de Westinghouse pour la technologie REP, et le groupe de la Compagnie générale d'électricité (CGE) (qui deviendra Alcatel-Alsthom en 1991), exploitant le brevet de General Electric pour la filière des réacteurs à eau bouillante. Celui-ci permet de vérifier d’une part l’évolution de l’installation depuis sa mise en service et la détection éventuelle d’anomalies et d’autre part la conformité de ces installations, mais aussi des conditions d’exploitation de celles-ci, aux exigences de sûreté en vigueur au moment de l’inspection. Le palier N4, directement issu de l'accord NTCA entre Framatome et Westinghouse, est constitué de quatre tranches de 1 450 MW de conception purement française mises en place à Chooz B (1 et 2) et à Civaux (1 et 2). Les produits radioactifs qui se dégageraient sont les produits de fission présents dans l’eau du circuit primaire, essentiellement les gaz rares, les iodes, les césiums[67]. Le premier rapport de la France sur la sûreté de ses centrales élaboré en vertu de cette Convention est publié en septembre 1998[32]. », « À l’instar de la plupart des exploitants, EDF considère que les deux composants d’une centrale nucléaire qui ne sont pas remplaçables sont la cuve du réacteur et l’enceinte de confinement. EDF exploite 58 réacteurs à eau pressurisée d’une puissance totale de 63000 MW répartis sur 19 sites. Le centre de Cadarache, près de Manosque, est créé en 1960. Lors des deuxièmes visites décennales des réacteurs de 900 MWe réalisées depuis 2002, des fuites importantes ont été constatées sur certains des générateurs de vapeur les plus affectés par la corrosion sous contrainte. Il s’agit du quatrième centre d'études nucléaires. Pierre Coppolani, Nathalie Hassenboehler, Jacques Joseph, Jean-François Petetrot, Collectif, Haut fonctionnaire de défense et de sécurité, échelle internationale des événements nucléaires, conséquences de la catastrophe de Tchernobyl, Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques, loi sur la transition énergétique pour la croissance verte, résistance au séisme des installations nucléaires en France, Visite décennale des réacteurs nucléaires, Peloton spécialisé de protection de la Gendarmerie, pelotons spécialisés de protection de la gendarmerie, peloton spécialisé de protection de la gendarmerie, décision de sortie du nucléaire de l'Allemagne, loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte, Impact de l’énergie nucléaire sur les émissions de gaz à effet de serre, Les déchets radioactifs produits par les centrales nucléaires, Risques liés à l’impact des installations nucléaires en fonctionnement normal, centrale nucléaire de Saint-Laurent-des-Eaux, Haut Comité pour la transparence et l’information sur la sécurité nucléaire, L’histoire de l’énergie nucléaire en France de 1895 à nos jours, Expertise complémentaire sur une meilleure identification des politiques énergétiques alternatives au projet Penly 3, et le contenu en gaz à effet de serre de l’électricité consommée en France, Rapport annuel 2005 – Chap 12 – Les centrales nucléaires d’EDF, Rapport annuel 2010 – Chap 12 – Les centrales électronucléaires, Histoire de la sûreté de l'énergie nucléaire civile en France (1945 – 2000). Il s’agit encore d’un équipement prototype de puissance limitée (40 MW). », « Pour maximiser la durée de vie de la cuve, il convient en conséquence de mettre en place une gestion à faible fuite, ce qui conduit à placer à l’extérieur du cœur du réacteur les combustibles déjà irradiés. En janvier 2009, le gouvernement choisit le site de Penly pour réaliser le deuxième EPR français dont la construction serait confiée à un consortium regroupant EDF (majoritaire), GDF Suez, Total, Enel et E.ON[38]. Sa surface intérieure est recouverte d'une peau métallique de 6 mm d'épaisseur dont la fonction est d'assurer l'étanchéité[63] : Les 20 réacteurs de 1 300 MW se répartissant en 8 du palier P4 et 12 du palier P’4. Par décision interministérielle du 13 novembre 1969, la filière UNGG est abandonnée au profit des réacteurs à eau légère. Ce degré d'indépendance technique et commerciale de Framatome entraîne le retrait total de Westinghouse du capital de Framatome et va permettre à la société française de développer ses propres modèles de réacteurs[22]. Partager l'article. Le premier EPR en France est en cours de construction au sein de la centrale nucléaire de Flamanville mais sa mise en service a déjà été retardé à plusieurs reprises. La sécurité nucléaire de chaque centrale est quant à elle contrôlée par le département de la sécurité nucléaire (DSN) du service du Haut fonctionnaire de défense et de sécurité (HFDS) du ministère chargé de l'énergie. Les conséquences de la catastrophe de Tchernobyl sont importantes, aussi bien du point de vue sanitaire, écologique, économique que politique. L'avis relatif au réacteur no 1 de la centrale de Fessenheim a quant à lui été rendu le 4 juillet 2011[69]. Le camion se rend à la centrale nucléaire de Cattenom en Moselle. », « il ne conviendrait pas, à la fois pour maximiser la durée de vie des réacteurs et pour augmenter la performance économique globale du parc, qu’EDF s’attache à développer la motivation de ses équipes en restaurant l’impératif économique et en fixant des objectifs de production à court et à long terme. Société Française d'Energie Nucléaire (association) : actualité autour du nucléaire (ASTRID, accident centrale Fukushima,...), revue générale du nucléaire, organisation d'évènements pour les professionnels. Cette démarche s'inscrit dans le cadre des « tests de résistance » demandés par le Conseil européen lors de sa réunion des 24 et 25 mars 2011[75]. En effet en cas de rupture d'un tube, le circuit primaire est mis en communication avec le circuit secondaire. Les réacteurs Saint-Laurent A1 et Saint-Laurent A2, centrale nucléaire de Saint-Laurent-des-Eaux (Loir-et-Cher). La maîtrise du nucléaire et la détention de l’arme atomique comme arme de dissuasion sont le cœur de la politique d’indépendance nationale voulue par le Général, tant dans le domaine militaire que le domaine énergétique[11]. Les sites nucléaires disposent d'une formation de la gendarmerie nationale française pour leur sécurité. Elles sont commandées de 1977 à 1982 et mises en service de 1984 à 1987. Il est le premier accident classé au « niveau 7 » sur l'échelle internationale des événements nucléaires (INES) (le second étant la catastrophe de Fukushima du 11 mars 2011), et est considéré comme le plus grave accident nucléaire répertorié jusqu'à présent. Elle a été mise en service en 1997. Dans ce début des années 1980, plusieurs accidents nucléaires vont contribuer à ébranler certaines certitudes dans l'industrie nucléaire et mettre en avant un besoin majeur de mieux prendre en compte la sûreté nucléaire à chacun des stades du cycle nucléaire. 2. La production de l'année 2018 a été réduite de 10 TWh par un problème générique lié à l'usure de pièces (« manchettes thermiques ») situées sur le couvercle de la cuve de certains réacteurs. Le rapport décrit une situation qui serait très « alarmante ». En fin de période, le nucléaire fournit 5 % de l'électricité produite en France[A 3]. C'est le cas de la Suède et de l'Allemagne, même si en 2011 ces deux pays ont toujours respectivement 10 et 17 réacteurs en activité. Elles concernent essentiellement le bâtiment du combustible et la conception de certains circuits[62]. En France se trouvent aussi huit réacteurs nucléaires de recherche en service, trente-six à l'arrêt ou démantelés, et cinq en projet ou en phase de construction. Le nombre de réacteurs nucléaires en activité est de 56, répartis sur 18 sites. Il s’agit de grands appareils d'une vingtaine de mètres de hauteur et de 300 à 400 tonnes selon les modèles. Tous les dix ans, chaque centrale nucléaire fait l’objet d’une inspection en profondeur des installations, dénommée réexamen de sûreté. Chaque centrale fait l'objet d'une visite décennale et d'un réexamen de sûreté complet à compter de la trentième année pour statuer sur une éventuelle prolongation d'exploitation. Les années 2016 et 2017 avaient été marquées par des arrêts exceptionnels de réacteurs liés aux contrôles de l'Autorité de sûreté sur la qualité de gros composants. En matière de production électrique, Félix Gaillard, membre du Gouvernement Pinay (de mars 1952 à janvier 1953), propose en juillet 1952 au Parlement, qui l'accepte, le premier plan quinquennal de développement de l'énergie atomique donnant une accélération décisive aux recherches. Celui-ci aboutit à un statu quo des positions de chacun : les partisans du projet n’ont pas de doutes quant à sa nécessité et les détracteurs ne sont pas moins opposés[41]. En 1963, on voit apparaitre le premier schema d’une centrale nucléaire au bord de Loire, c’est la première centrale nucléaire française conçue pour la production d’électricité. Douze réacteurs sont en cours de démantèlement sur les quinze réacteurs électronucléaires définitivement arrêtés. Par exemple, la majorité des centrales nucléaires ont entre 25 et 30 ans, elles sont 23 centrales nucléaires dans cette tranche d’âge. Au sein du groupe EDF, 1 000 personnes sont mobilisées sur les opérations de déconstruction des centrales nucléaires et … Minerve est destiné aux études neutroniques sur des réseaux combustibles des différentes filières de réacteurs nucléaires[12]. La Programmation pluriannuelle de l'énergie, fixée par décret le 21 avril 2020[58], prévoit d'arrêter 14 réacteurs avant 2035, à l’échéance de leur 5e visite décennale ; afin de lisser ce plan de fermetures, l'État avait demandé à EDF de proposer une liste de paires de tranches à fermer d'ici 2035[59]. En 2017, La production française d'électricité d'origine nucléaire a représenté un total de 379,1 TWh en baisse de - 1,3 % par rapport à 2016. Néanmoins, les recherches visant à définir le futur réacteur, dit de génération III, qui doit remplacer les réacteurs de 1 300 MWe (dits de génération II) sont engagées. Le dimensionnement des ouvrages fait quant à lui l’objet d’un guide élaboré par l’ASN et diffusé en 2006, le guide ASN/2/01, sur la base du spectre d'accélération associé au séisme maximal, avec un minimum forfaitaire de 0,1 g. Le propriétaire de l’installation nucléaire est responsable de cette tenue au séisme. », « La durée de vie de conception des équipements les plus importants des centrales nucléaires actuellement en service est estimée à 40 ans. Les normes de références évoluent elles-mêmes. Les exploitants étrangers sont tous convaincus que le suivi de charge accélère le vieillissement des composants d’une centrale, alors qu'en France on considère que son impact sur le vieillissement est faible. Ultérieurement, les investissements d'EDF seraient poursuivis au même rythme correspondant à l'engagement de 50 000 MW nucléaires de 1974 à 1980[18], ce qui correspond à 55 réacteurs de 900 MW, en sus des six déjà en activité. Deux positions vont alors s’affronter : celle du CEA qui préconise la filière UNGG et celle de EDF qui souhaite développer la filière américaine, uranium enrichi et eau sous pression des REP. Un rapport technique comparant les deux filières réalisé en 1967 établit que le kWh produit avec une centrale UNGG est 20 % plus cher que celui produit avec une centrale REP de même puissance (500 MWe). Nicolas Sarkozy annonce le 24 mars 2011 que le choix de l'énergie nucléaire n'est pas remis en question[42]. La puissance nette correspond quant à elle à la puissance délivrée sur le réseau et sert d'indicateur en termes de puissance installée. Ce rapprochement, soutenus par les états respectifs, a pour objet de développer une technologie franco-allemande de réacteurs nucléaires à eau sous pression pour les besoins des deux pays, en priorité, puis pour l'ensemble des producteurs mondiaux d'électricité concernés par le nucléaire. Centrale Nucléaire française - Acheter cette photo libre de droit et découvrir des images similaires sur Adobe Stock La liste des réacteurs nucléaires en France compte depuis juin 2020 (arrêt de Fessenheim) cinquante-six réacteurs nucléaires produisant de l'électricité dans dix-huit centrales nucléaires. Tous leurs réacteurs utilisent la même technologie, dans laquelle de l’eau sous pression sert à transporter la chaleur produite par les réactions nucléaires. Éole, Minerve, Phébus viennent compléter le dispositif de recherche pour la deuxième et troisième génération de réacteurs nucléaires à eau pressurisée qui sera exploitée en France à partir de 1977[16]. L'ONG en déduit « un déficit historique de la protection des installations »[77]. C'est l'histoire de 57 réacteurs nucléaires (depuis l'arrêt de Fessenheim 1 en 2020) implantés sur toute la France : jusqu'ici tout va bien. Les principaux acteurs de la filière nucléaire française sont des acteurs d’envergure mondiale. Les paliers CP1 et CP2 sont regroupés sous le vocable CPY. La mise à l’arrêt anticipé des réacteurs concernés par la loi relative à la transition énergétique a débuté avec les deux réacteurs de la centrale nucléaire de Fessenheim, mis à l’arrêt respectivement en février et juin 2020. Métier, formation, emploi. Il sera le précurseur de Phénix et Superphénix. La sûreté de chaque centrale nucléaire est contrôlée par l'Autorité de sûreté nucléaire assistée de l'IRSN. Plus de 200 000 personnes ont été évacuées[26]. 1. La centrale nucléaire du Tricastin se situe sur le site nucléaire du Tricastin sur la commune de Saint-Paul-Trois-Châteaux, à 10 km de Pierrelatte, 28 km au sud de Montélimar et 50 km au nord d'Avignon.Avec les centrales de Gravelines et de Dampierre aussi mises en service en 1980, c'est la seconde centrale en activité la plus âgée du parc nucléaire français, après celle du Bugey Les 4 réacteurs du palier CP0 ont été mis en service respectivement en 1979 et 1980[B 1], les 18 réacteurs CP1 entre 1980 et 1985 et les réacteurs CP2 entre 1983 et 1988. La date de raccordement au réseau ou du premier couplage au réseau correspond à la première production d’électricité dans des proportions telles qu'elle doit pour partie être transmise hors de la centrale. La France est à l’origine de 16 % de l’énergie électrique nucléaire produite dans le monde. Rapport de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques, « Le président de la République a annoncé que la centrale d'EDF - mise en service en 1977 - fermerait ses portes en 2016. Au début des années 1960 la commission pour la Production d'Électricité d'Origine Nucléaire ou commission PEON, une commission consultative auprès du gouvernement français créée en 1955 afin d'évaluer les coûts liés à la construction de réacteurs nucléaires, préconise le développement de l’énergie nucléaire pour pallier le manque de sources énergétiques nationales[B 1]. Le réacteur le plus récent (18 ans) est Civaux-2, mis en service en avril 2002. Les caractéristiques de ces réacteurs en service sont données dans le tableau ci-après, classés alphabétiquement[9]. Il a pour objectif essentiel de trouver un remède pour le déficit énergétique français. Après une hausse continue de 1999 à 2005, passant de 71,8 à 77,6 %, le coefficient de production a ensuite fortement baissé pour atteindre 70,7 % en 2009[53],[54]. Cette source d'énergie peut aider à limiter l'usage des énergies fossiles qui produisent des gaz à effet de serre.