J.-C. à la fin de la deuxième guerre punique, à la suite de laquelle Massinissa, chef des Massyles, contribua de façon décisive à la victoire de l'Empire romain sur Carthage, Massinissa parvint dès lors à unifier la Numidie qui s'étendit alors du fleuve Moulouya à l'ouest jusqu'à la Cyrénaïque à l'est. Au Moyen Âge, plusieurs femmes ont eu le pouvoir de gouverner comme la Kahina dans les Aurès (où vivent actuellement les Chaouis). Les études anthropologiques et génétiques ont révélé la complexité du peuplement de l'Afrique du Nord. Jugurtha accepta dans un premier temps l'offre de Rome. Les Perses s'établirent à l'ouest, « plus près de l'Océan », habitant dans les coques renversées de leurs bateaux, faute de matériel de construction. En Espagne, il y a les Guanches, autochtones des Îles Canaries. Le Liban, comme on peut s’y attendre, est l’un des peuples les plus hétéroclites au monde. Plusieurs ethnies d'origine berbère parlent l'arabe maghrébin et ne s'identifient pas aux régions citées. Ils se sont mêlés aux populations autochtones Gétules du Maghreb actuel. En effet, le donatisme (du nom de l'évêque Donatus Magnus) s'est développé en Algérie, à Baghaï, dans les Aurès et en Tunisie : ses partisans refusent la réintégration dans l'Église des clercs ayant apostasié lors des persécutions du début du siècle[129]. La composante européenne présente chez les Berbères, du moins chez ceux installés dans le nord-ouest de l'Afrique, est généralement plus élevée que celle venant du Proche-Orient, ce qui signifie des contacts plus intenses avec l'ouest qu'avec l'est de la Méditerranée. Le gouvernement romain, furieux d'un tel développement, est sur le point de lui déclarer la guerre, lorsque Jugurtha réussit une nouvelle fois avec grande habileté à corrompre les responsables en place à Rome. Au Maroc, on trouve les Rifains, les Chleuhs, les Béni-Snassen, les Awraba, les Zayanes, etc. Les Byzantins, profitant de leur supériorité navale, débarquent une armée qui s’empare de Carthage en 696 pendant que la Kahena remporte une bataille contre les Arabes en 697[137]. Quelle est l'origine génétique des populations nord africaines? Par ailleurs, toujours selon Hérodote, le terme de « Maxies » était utilisé par les Berbères pour se dénommer. J.-C. Ce type de vie, richement représenté dans les peintures rupestres du Tassili n'Ajjer du sud-est algérien, a prédominé au Maghreb jusqu'à la période classique. Toutefois, ce traité sera aussitôt remis en cause, après les profonds changements que connut la classe dirigeante romaine ; excédé, Jugurtha fit exécuter Adherbal en réponse à cet acte. L’histoire retiendra que la jeunesse algérienne a initié cette révolution pacifique du sourire et a entraîné tout le peuple comme un seul homme dans ce hirak, portant l’espoir d’un pays qui va renaître avec des institutions véritablement démocratiques, où il n’y aura de place que pour la méritocratie. À la fin de la guerre, les Romains attribuent tout le territoire numide à Massinissa. Ces derniers mois, avec une force insoupçonnée, le peuple algérien a montré son unité comme jamais dans son histoire. Les femmes l'utilisaient en outre comme maquillage et pour conjurer les mauvais sorts; les hommes l'utilisaient également à des fins guerrières, en se grimant[194]. Lors de la crise de Berriane, les notables de chaque tribu ont réglé le problème et ils ont entamé des pourparlers pour arrêter la crise entre malékite et ibadite[189]. Les hommes de Mechta-Afalou datant du Caspien, trouvés dans la nécropole de Columnata, montrent des signes de gracilisation et de brachycéphalisation par rapport aux hommes plus anciens d’Afalou et de Taforalt, et sont qualifiés du terme de « mechtoïdes ». J.-C.-425 av. Quelques Berbères se replient dans les montagnes et demeurent isolés surtout dans les régions de l'Aurès (le pays des Chaouis), ou en Kabylie et au Sahara. Rome envoie alors le consul Metellus en Numidie à la tête de plusieurs légions pour punir Jugurtha et le déposer. Mais le monument pose un gigantesque problème qui demeure non résolu[118]. —. Il réussit sous sa conduite à préserver l'indépendance de son royaume en jouant habilement de la rivalité régionale qui prévalait à l'époque, tout en lui garantissant une prospérité économique certaine, grâce au remarquable développement de l'agriculture et de l'élevage. La répression ne fait qu'accroître le soutien populaire des donatistes; en 321 les légions romaines se retirent. Les Espagnols s'emparent du Sahara occidental, du Rif et de quelques villes dont (Sidi Ifni). Répartition des populations berbérophones en Afrique du Nord. Plusieurs guerres puniques se déclenchent en Afrique du Nord pendant l'Antiquité. Ce terme serait lié au nom antique des Mazices, ethnonyme relevé par les auteurs de langue latine, et sa variante Maxyes, terme relevé par Hérodote[27]. Oui, le 22 Février est devenu une date aussi importante que le 1er Novembre 1954 ou le 5 Juillet 1962. La question du type humain auquel se rattachaient les Berbères ou tout au moins leur composant principal a été l’objet d’un débat récurrent, pour les uns, une évolution se ferait par gracilisation avec une gracilisation générale du squelette, un changement dans les proportions du crâne, qui de l'hyperdolicocéphalie des débuts de l'Ibéromaurusien va devenir brachycéphale; elle s'observe dans le Columnatien, où Marie-Claude Chamla a identifié des Mechta-Afalou gracilisés, pour d'autres, il y aurait une impossibilité anatomique de passer du type Mechta-Afalou au type Protoméditérannéen, la transition anatomique de l'Afrique du Nord résulterait donc d'une migration[43],[44],[45]. De même, les jeux romains sont source de distraction et de joie pour la plupart des Berbères. La société touarègue est très hiérarchisée et matrilinéaire, la transmission du lignage se faisant traditionnellement non pas par le père mais par la mère[187],[188]. Le monument Madracen, datant de 300 av. Durant son règne, il fit envoyer le très populaire Jugurtha, petit-fils de Massinissa, comme représentant en Ibérie pour l'éloigner du pouvoir. Sous Rome, le territoire fut divisé en provinces : Lambèse fut la première capitale romaine, par la suite Timgad va être construite au temps de Trajan. Le nom « berbère » dérive d'un terme de l'égyptien ancien qui signifie « étranger » ou des variations de celui-ci. Le 28 août 430, Saint Augustin, l'un des derniers symboles de l'intégration de la population berbère au sein de l'Empire romain, trouve la mort durant le siège d'Hippone par les Vandales[132]. J.-C., à la faveur d'un guet-apens, Jugurtha est livré par Bocchus, son beau-père et jusque-là son allié, à Sylla qui avait soudoyé l'entourage de ce dernier. Plus récemment, l’étude de la génétique des populations a confirmé l’homogénéité des populations du Maghreb. Les Berbères avaient des États indépendants en Al-Andalus à l'époque des taïfas. Chez les deux types la stature était élevée chez les hommes (1,76 m), sensiblement plus petite chez les femmes (1,63 m) qui présentaient en outre une certaine gracilité comparativement aux hommes nettement plus robustes. Nous n’avons pas pu nous empêcher de faire un rapprochement entre la conjonction de facteurs politiques (déterminants) historiques (nécessaires) et les données pré et protohistoriques et parmi lesquelles les plus récentes, les facteurs génétiques. Cet haplogroupe est spécifique aux Berbères et sa fréquence s'accroît quand on va à l'ouest. À la fin, Massinissa réussit à unifier la Numidie. Il désigne deux grandes familles : Madghis et Barnis[85],[86]. ), la Numidie, la Maurétanie désigne le territoire des Maures dans l'Antiquité. La présence d'une ascendance proche-orientale, qui suit une distribution opposée avec un gradient vers l'Est, a été liée à l'expansion arabe[71]. Au musée de Timgad, plusieurs fresques représentent les divers cultes berbères. Groupe d'études et de recherches en dermato-allergologie. La préhistoire se définissant comme les époques précédant l'invention ou l'usage de l'écriture, de la production de documents écrits transmettant la mémoire aux générations à venir, la préhistoire des peuples berbères à l'ouest de la vallée du Nil se recoupe avec une grande partie de l'histoire de l'Égypte ancienne. Les chercheurs y ont vu la présence de l’Homo habilis et de l’Homo erectus (appelé auparavant Atlanthrope) au début du Paléolithique.C'est dans le site de Aïn El Ahnech (la source du Serpent) à El Eulma dans la Wilaya … Au passage il fit exécuter plusieurs hommes d'affaires romains opérant en Numidie orientale. Ainsi Hans Günther[90], raciologue du Troisième Reich, ou encore Alfred Rosenberg, théoricien du nazisme, considèrent les Berbères comme descendants des peuples aryens atlanto-nordiques[91]. L’usure des dents était chez eux moins précoce et moins intense, la carie était en augmentation notable, indiquant des modifications probables dans le régime alimentaire et une moindre résistance aux facteurs cariogènes que leurs prédécesseurs[73]. Que nous apprennent-ils sur … Après Micipsa, une lutte interne entre les petits-fils de Massinisa se déclenche pour la succession. Mouvement social autant que religieux, la secte des circoncellions, violemment réprimée, finit par disparaître vers le IVe siècle. Après le bref règne de Micipsa, ses deux fils Adherbal et Hiempsal finissent par détruire tout le travail d'unification de Massinissa en divisant la Numidie de nouveau en Numidie orientale et occidentale. Salluste n’hésite pas à remonter les siècles pour rechercher les origines des Berbères ; il va même jusqu’à interroger les ouvrages en langue punique en possession du roi Hiempsal II ou les écrits mêmes de ce souverain numide[48]. Bien que toujours officiellement intégrée à la province d'Afrique proconsulaire, la Numidie en constitue une région à part, placée sous l'autorité de son légat qui dirige la troisième légion Auguste et ne rend de compte qu'à l'empereur. Après une description du pays – limites, climat, faune et flore –, l'historien présente les Gétules et les Libyens comme les premiers habitants de l'Afrique. En 105 av. ABC amazigh. Jugurtha aurait répliqué dans son entourage qu'il est une chose qu'il avait apprise des Romains lors de son séjour en Ibérie : « Roma est urbs venalia » (trad. Les Omeyyade n’ont pu échapper à la catastrophe qu’à la suite des dissensions internes qui ont scindé en deux les armées berbères. Pour les historiens, il s'agirait du même peuple que celui appelé quelques siècles plus tard en grec Mazyes par Hécatée de Milet, et Maxyes par Hérodote, alors qu'il a été appelée Mazaces et Mazax dans les sources latines, et serait lié aux derniers Massyles et Massæsyles. Ce dernier, voulant restaurer l'unité du royaume, fait assassiner ses cousins, et, en 113 av. nécessaire] — parfois qualifiés de Berbères arabisés, en particulier au Maroc et en Algérie, revendiquent un héritage arabe; c'est une conséquence du nationalisme arabe du début du xxe siècle. Selon les conclusions d'un colloque « Pour une histoire sociale du berbère en France », sous la direction de Salem Chaker tenu en octobre 2004 à l'Institut national des langues et civilisations orientales: « On peut raisonnablement estimer la proportion de berbérophones à 35 % de l'ensemble de la population originaire d'Afrique du Nord établie en France (quel que soit son statut juridique). D'autre part, plusieurs Fatimides ont changé de camp pour s'engager du côté des Omeyyades[85]. Les informations sur l'association ethnique et l'origine des haplogroupes sur ce site Web ne doivent pas être interprétées comme de faits concrets, mais, comme c'est souvent le cas en science, comme un modèle en constante évolution fondée sur l'état actuel des connaissances et la compréhension de l'auteur. Mais cette fois la révolte est religieuse et politique. À partir de 1881, en Kabylie, l'administration française attribuera des patronymes arabes aux populations qui, jusqu'à cette époque, portaient encore pour certains des noms à consonance latine[165]. Contrairement aux précédents envahisseurs, les Arabes ne se contentent pas d’occuper la côte et entreprennent de conquérir l’intérieur du pays. Cela a pour conséquence d'atténuer l'animosité qui s'était emparée de la classe politique romaine à son encontre, et même de lui procurer un traité de paix avantageux. Son nouveau territoire entoure désormais celui de Carthage, sauf du côté de la mer. Cette découverte intéressante confirme le rôle crucial du désert libyen en tant que barrière physique à la mobilité humaine, le vaste territoire désertique entre Tripoli et Benghazi étant à peine peuplé depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours. Les conséquences sociales et ethniques marquent ainsi définitivement l’histoire du Maghreb avec un métissage de la population. « Il existe bien sûr des berbérophones issus d'autres pays (Tunisie, Libye et pays du Sahel), mais leur nombre reste peu significatif (de quelques centaines à quelques milliers de personnes) »[173]. Les femmes berbères non voilées se mariaient en se maquillant au mascara, en se tatouant au henné, et en se parant de bijoux en cuivre pour être belles et désirables, ou pour exprimer un sentiment. Je connais des orientaux et je suis bien place pour le dire. Quelques années plus tard, en 430, c'est tout l'Empire romain qui se retire de l'Afrique du Nord sous la pression des Vandales et des Alains, autre peuple indo-européen, venus avec eux et originaires des steppes du sud de la Russie. Au Moyen Âge, l'une des plus puissantes tribus berbères était celle des Banou Ifren[85] après avoir servi la reine Dihya[85]. Bonjour; Voici une petite vidéo qui fait le tour de l'origine génétique des nord-africains. L’exemple le plus démonstratif nous est fourni par une forme génétique de la maladie de Parkinson, très fréquente au Maghreb. Registration confirmation will be emailed to you. Ce dérapage du culte donatiste noircit encore plus leur réputation à Rome. Appuyée par les tribus Kutama qui forment une armée fanatisée, l’action du prosélyte ismaélien Abu Abd Allah ach-Chi'i entraîne la disparition de l’émirat en une quinzaine d’années (893-909). Les Berbères ne sont pas une ethnie entièrement homogène, et ils englobent un éventail de sociétés et d'ascendances. Du coup, quelques historiens comme Émile Félix Gautier et Gabriel Camps entre autres, tirent des conclusions et des thèses de ce conflit majeur. Pendant la période de 1400 à 1500, l'effondrement des dernières dynasties berbères englobe les deux territoires l'Andalousie et l'Afrique du Nord, au centre et à l'ouest. J.-C., à la mort de Massinissa, Scipion Émilien partage la Numidie entre les trois fils du roi. Le Maroc et l'ouest Algérien est au main des armées berbères, et les omeyyades en sont expulsés, mais l'est de l'Ifriqiya (actuelle Tunisie) reste une province omeyyade jusqu’en 750, quand la lutte entre Omeyyades et Abbassides voit ces derniers l’emporter[138]. Il s'ensuit plusieurs ethnies qui se sont fondues dans les tribus berbères comme les Phéniciens, les Vandales, les Juifs, les Byzantins, les Romains, les Arabes, les peuples d'Afrique, les Européens, les Turcs, etc.[106],[107]. L’origine des populations berbères n’est pas encore clairement établie mais on considère aujourd’hui leurs ancêtres comme les plus anciens habitants du nord de l’Afrique, probablement depuis le Paléolithique supérieur ou le Néolithique. 13 août 2019 - La génétique nous donne aujourd'hui des informations plus précise sur l'origine des Maghrébins. En Libye, les berbérophones constituent à peu près 10 % de la population presque tous concentrés à l'ouest (excepté ceux d'Aoudjila et de Djaraboud)[98]. En revanche, chez les Touaregs, c'est la femme qui choisit son futur époux. Les Zénètes étaient des experts dans la manière de monter un cheval (la jineta). Ce que l'on constate aujourd'hui c'est que les Maghrébins, qu'ils se définissent comme "berbère" ou "arabe", tirent la majeure partie de leur ascendance du Proche-Orient, tout comme les peuples Arabes du Machrek et de la pén… Historiquement, ils parlaient des langues berbères, classées dans la branche berbère de la famille afro-asiatique. En 25 av. L’invasion complète manque d’échouer avec la mort d’Ibn Nafi en 683[136]. Les Mèdes et les Arméniens s'unirent aux Libyens. Selon Charles-Robert Ageron, « dans l’usage courant, qui continue la tradition arabe, on appelle Berbères l’ensemble des populations du Maghreb »[28]. Aller à la rencontre des Berbères. Le premier conflit important berbère au VIIIe siècle survient alors, raconté par Ibn Khaldoun, historien du XIVe siècle[152]. Le 14 juin, les Kabyles marchèrent sur Alger avant d’être réprimés par la police[167]. J.-C. quand la Numidie devient une province romaine. J.-C.). Plusieurs mariages mixtes entre Romains et Berbères naturalisés sont célébrés dans les grandes villes. Les Espagnols et les Portugais reprennent leurs territoires et envahissent le Maghreb. De plus, plusieurs chefs arabes et perses avaient des épouses berbères comme Idris, Ibn Rustom, etc. Les populations se rebellent de nombreuses fois surtout les Zénètes, vers le début du Ier siècle. J.-C., l'Afrique du Nord était divisée en trois royaumes berbères : celui des Maures[122] avec le royaume de Maurétanie qui s'étend de l'Atlantique au fleuve Moulouya, au centre celui des Massæsyles, entre le Mulucha et la rivière Amsaga, sur lequel règne le roi Syphax et enfin, à l'est près de Carthage, le royaume des Massyles, entre la rivière Ampsaga (Oued-el-Kebir) et les territoires de Carthage. Al-Aghlab établit la dynastie des Aghlabides, qui règne durant un siècle sur le Maghreb central et oriental. L'Afrique du Nord, durant le paléolithique ainsi que mésolithique, était habitée par des populations du type de Mechta-Afalou ou Proto-Berbère[72] caractérisées par une robustesse générale, forte épaisseur des parois crâniennes, grandes dimensions du crâne et de l’ensemble du squelette, tendance à la mésocéphalie, face large et courte munie d’arcades sus-orbitaires saillantes réunies en un bourrelet médian, orbites basses et rectangulaires, mandibule vaste, au corps très divergent avec projection latérale des gonions, menton accusé, denture assez volumineuse et atteinte de lésions pathologiques nombreuses. Les langues berbères forment une branche de la famille des langues afro-asiatiques. Les deux branches Botr et Barnès se seraient elles-mêmes subdivisées en tribus et auraient Medracen comme ancêtre ; chaque région du Maghreb étant constituée de plusieurs tribus. À propos de ces traditions, Yves Modéran a fait observer[87] : « Issue d’un genre littéraire spécifique, le récit mythique et généalogique, l’évocation d’un ancien mouvement des Berbères de l’est vers l’ouest, explicitement rapportée à l’ensemble de ce peuple, et non à telle ou telle tribu connue à l’époque byzantine, est toujours repoussée par les auteurs arabes dans des temps extrêmement éloignés, définis par une chronologie biblique (ou coranique, si l’on préfère). Plus tard la dynastie des Dia fondera le royaume songhaï de Gao, au niveau du fleuve Niger, qui sera vassale de l'Empire du Ghana créé par les Soninkés, puis l'Empire du Mali. Massinissa forme le premier État dont le nom est la Numidie. Ils « bâtirent des places fortes » et « pratiquaient des échanges commerciaux avec l'Espagne ». Ainsi, certains tiennent la colonisation française pour responsable en grande partie de l'arabisation de l'Afrique du Nord à l'instar de l'historien Eugène Guernier qui affirme, en 1950, que la France « facilite la diffusion de la civilisation arabe, par la langue, par la loi et par la foi musulmanes »[166].